Acné hormonale et cycle menstruel : comprendre le lien

Acné hormonale et cycle menstruel : comprendre le lien

Solution globale, naturelle, décomplexée, pour soulager l’acné adulte.

L'acné hormonale est une manifestation extérieure de ce qui se passe à l'intérieur de ton corps : elle raconte l'histoire de tes hormones, du taux de tes œstrogènes, de ta progestérone et de tes androgènes (dont la testostérone), tout au long de ton cycle. Sur le plan médical, les traitements les plus souvent proposés face à l'acné restent la pilule contraceptive, les antibiotiques, les crèmes asséchantes pour la peau ou l'isotrétinoïne. Utiles dans certains cas, ils n'agissent pas toujours sur la cause profonde de cette manifestation cutanée.

Car parler d'acné hormonale, c'est d'abord parler de la glande sébacée, qui régule la production de sébum de ta peau selon les variations de ton taux hormonal. Quand ce taux d'hormones fluctue, la production de sébum augmente, les pores se resserrent, et l'acné peut apparaître, quel que soit ton âge ou ton mode de vie. Le stress, via le cortisol, joue lui aussi un rôle sur cette production hormonale. C'est pourquoi il est essentiel de remonter à la source en observant ton cycle menstruel, plutôt que de te concentrer uniquement sur ta peau en surface.

PS : on parle ici d'un cycle physiologique, c'est-à-dire sans hormones synthétiques.

Le cycle menstruel expliqué simplement

Le cycle ovulatoire (c'est bien l'ovulation qui en est le centre, pas les saignements) rythme ta vie de tous les jours à travers ses variations de taux hormonaux. Apprendre à observer ton cycle donne de précieuses informations sur un éventuel déséquilibre hormonal, souvent lié à l'apparition d'acné au fil des jours du cycle. Ce sont ces mêmes hormones qui expliquent pourquoi la peau change d'aspect selon le moment du cycle, avec une production de sébum plus ou moins importante.

Le cycle se déroule en 4 phases, chacune associée à un taux d'hormones différent :

Les menstruations (J1) : elles marquent le début du cycle et durent idéalement 3 à 7 jours. À ce moment, la progestérone et les œstrogènes sont à leur niveau le plus bas.

La phase folliculaire (ou pré-ovulatoire) : le corps prépare le terrain pour l'ovulation en faisant grandir les follicules grâce à la FSH, qui stimule ensuite la sécrétion d'œstrogènes. Ce taux d'œstrogènes augmente progressivement tout au long de cette phase, et l'endomètre s'épaissit pour être prêt à accueillir un éventuel embryon. La durée de cette phase varie d'un cycle à l'autre selon le moment où survient l'ovulation.

L'ovulation : contrairement à une idée reçue, elle n'arrive pas obligatoirement à J14 (d'où l'intérêt d'observer ton cycle, par exemple avec la symptothermie, pour la repérer précisément). C'est un point important à connaître, notamment si tu dois faire doser tes hormones à ce moment précis. Bien qu'elle soit moins évoquée que les menstruations, c'est pourtant l'événement central du cycle : elle conditionne son bon déroulement et influence de nombreuses fonctions du corps. Le follicule dominant est libéré grâce au pic de LH, déclenché par les œstrogènes, puis la progestérone prend le relais pour maintenir l'endomètre prêt à accueillir un embryon. L'ovulation en elle-même dure environ 24h (à ne pas confondre avec la fenêtre de fertilité, qui dure environ une semaine).

La phase lutéale (ou post-ovulatoire) : sécrétée par le corps jaune, la progestérone maintient l'endomètre disponible en vue d'une éventuelle grossesse. En l'absence de fécondation, le taux d'hormones chute, l'endomètre se désagrège, et les menstruations reviennent. Cette phase dure idéalement entre 11 et 16 jours.

À quoi ressemble un cycle en équilibre ?

Un cycle en bonne santé est avant tout un cycle qui ovule, et qui ovule bien : c'est l'ovulation qui permet à tout le reste du cycle de se dérouler correctement.

  • Le cycle est régulier, entre 23 et 35 jours (un écart de quelques jours d'un cycle à l'autre reste normal, les hormones étant sensibles au moindre changement de mode de vie ; on accepte un écart maximum de 7 jours).
  • La phase lutéale dure entre 11 et 16 jours. Si elle dure moins de 11 jours, ton taux de progestérone est sans doute insuffisant. Si elle dure plus de 16 jours, il se peut que l'ovulation ait été mal détectée, qu'il y ait une grossesse en cours, ou un déséquilibre à creuser avec ton médecin.
  • Les menstruations (ou règles) durent 3 à 7 jours : elles doivent débuter et se terminer nettement, être d'une couleur rouge vif, avec un flux entre 40 et 80 ml (un flux est considéré comme abondant lorsque tu dois changer ta protection toutes les moins de 2h). Si tu ressens des douleurs pendant tes règles, elles doivent céder avec la prise d'antalgiques simples : avoir mal n'est pas une fatalité liée au cycle menstruel.
  • Le syndrome prémenstruel (SPM) est censé être faible, voire absent. Un SPM qui impacte significativement ton quotidien mérite d'être abordé avec ta gynécologue ou ta sage-femme, tout comme une acné qui revient à chaque cycle menstruel.

Ces repères sont utiles pour évaluer si ton cycle fonctionne bien, mais aucun produit de soin appliqué sur la peau ne pourra compenser un déséquilibre hormonal à la source : le soin cutané et le travail sur tes hormones sont complémentaires, pas substituables l'un à l'autre.

Hormones et peau : quel est le lien ?

Ta peau est un véritable miroir de ton taux d'hormones. Les principales hormones en cause sont les androgènes (dont la testostérone), les œstrogènes et la progestérone : selon leurs proportions les unes par rapport aux autres, la production de sébum de ta peau augmente ou diminue, ce qui influence directement l'apparition d'acné.

L'acné hormonale touche-t-elle aussi les hommes ?

Chez l'homme, le taux de testostérone est naturellement plus élevé et plus stable que chez la femme, qui elle, voit son taux d'hormones varier tout au long du cycle. C'est en partie pour cette raison que l'acné hormonale est un sujet moins évoqué chez l'homme, alors que la testostérone reste, chez les deux sexes, l'un des principaux facteurs de production de sébum.

Un excès d'androgènes (comme la testostérone) par rapport aux hormones féminines

Les androgènes, dont la testostérone, sont les hormones qui stimulent la production de sébum au niveau de la glande sébacée, un mécanisme naturel de protection de la peau contre les agressions extérieures et la déshydratation. En excès, cette production excessive de sébum peut obstruer les pores, favoriser les points noirs et entretenir l'acné, notamment sur le bas du visage et la mâchoire. Si le taux d'œstrogènes est trop bas en phase folliculaire, les androgènes ont davantage de place pour s'exprimer, et le taux de sébum produit par la glande sébacée augmente en conséquence.

À noter : le stress, et plus précisément un excès de cortisol, a tendance à augmenter la production d'androgènes.

L'hyperandrogénie est l'un des critères pris en compte dans un parcours de diagnostic du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques, anciennement SOPK).

Un excès d'œstrogènes par rapport à la progestérone

Une dominance en œstrogènes par rapport à la progestérone en période prémenstruelle peut être à l'origine d'une apparition d'acné. Prendre soin de son foie est important, car c'est cet organe qui recycle et élimine les œstrogènes en excès. S'il est surchargé, un cercle peut s'installer : les toxines qu'il n'arrive plus à traiter ont alors tendance à s'éliminer par la peau.

Notre complément Clean IN est pensé pour accompagner ton foie dans l'élimination des déchets.

Un manque de progestérone par rapport aux œstrogènes

Si ta phase lutéale dure moins de 11 jours, ton taux de progestérone est peut-être insuffisant. Or, sans progestérone suffisante en seconde partie de cycle, les androgènes prennent davantage de place, ce qui explique l'acné qui apparaît souvent avant les règles. La progestérone ayant une action anxiolytique naturelle, un déficit peut aussi s'accompagner d'irritabilité ou d'anxiété, le stress étant lui-même un facteur qui peut aggraver l'acné.

L'acné est multifactorielle : nous t'invitons à consulter un professionnel de santé pour en identifier la cause précise.

Les autres moments clés qui influencent ta peau

Certaines étapes de la vie sont marquées par des changements hormonaux plus prononcés, qui peuvent avoir un effet direct sur ta peau, quel que soit ton âge :

  • La puberté : c'est l'une des périodes où le taux d'androgènes augmente le plus fortement, stimulant la production de sébum ; cette augmentation explique la fréquence de l'acné chez l'adolescent comme chez l'adolescente dès la puberté.
  • La pilule contraceptive et les autres méthodes de contraception hormonale : en modifiant le taux d'hormones naturel, la contraception peut temporairement améliorer l'acné, mais aussi la faire réapparaître à l'arrêt de la pilule, le temps que le cycle se réajuste. C'est un facteur à prendre en compte avant tout changement de contraception.
  • La grossesse : les fluctuations hormonales importantes qui accompagnent la grossesse peuvent faire apparaître ou disparaître l'acné selon les trimestres, en lien avec la hausse de la progestérone puis des œstrogènes.
  • La ménopause : la baisse des œstrogènes qui caractérise la ménopause peut, chez certaines femmes, laisser davantage de place aux androgènes et favoriser une acné dite « tardive », y compris à l'âge adulte.
  • Le SOPK : ce syndrome se caractérise notamment par un taux d'androgènes élevé, ce qui en fait une cause fréquente d'acné hormonale persistante, à tout âge de la vie adulte.

Ces différentes étapes montrent à quel point l'acné est liée à l'évolution du taux d'hormones tout au long de la vie, de la puberté à la ménopause, en passant par une éventuelle grossesse ou un changement de contraception.

Ta check-list quotidienne pour prendre soin de ton ovulation et de tes hormones

Voici quelques repères pour optimiser la qualité de ton ovulation (l'ovule met environ 3 mois à arriver à maturité, d'où l'intérêt d'agir dans la durée) :

Consomme suffisamment de :

  • Protéines : 1,2 à 2g par kg de poids (œufs, tofu, tempeh, lentilles, quinoa, pois chiches, haricots rouges, yaourt, pois cassés, graines de chanvre, amandes, fromage, petits poissons gras, viande de qualité)
  • Lipides : 2 à 3 cuillères à soupe par jour (huile d'olive, avocats, petits poissons gras, oléagineux, œufs, huiles de cameline et de chanvre, riches en oméga 3 anti-inflammatoires)
  • Glucides : 50 à 55% de tes apports journaliers, en privilégiant des glucides peu raffinés (riz brun, sarrasin, millet, boulgour, légumineuses, patate douce, légumes anciens)
  • Oméga 3 (œufs, petits poissons gras, huile de cameline, de chanvre, graines de chanvre) : anti-inflammatoires, ils favorisent un bon équilibre hormonal et une ovulation de qualité (tu en trouveras dans notre complément Clear IN)
  • Fruits et légumes, idéalement bio et de saison, sur la moitié de tes assiettes (choux, brocolis, roquette, kale, artichaut, mâche, radis, carottes râpées, navets, betterave, épinards, pommes, cerises, citron)

Intègre également :

  • Des probiotiques (banane, ananas, nectarine, pamplemousse, pêche, poire, framboises, légumes lactofermentés comme la choucroute ou le kimchi, kombucha, kéfir) et des prébiotiques (banane, ananas, asperge, artichaut, ail, betterave, brocoli, lentilles, pois chiches, céréales complètes), 2 à 3 fois par semaine, pour ton microbiote
  • Des épices anti-inflammatoires (curcuma, gingembre, cumin, paprika, cannelle) et des herbes anti-oxydantes (thym, romarin, ciboulette, persil, coriandre, basilic)
  • Des apports suffisants en vitamines du groupe B (B6, B9, B12), importantes pour le cycle ovulatoire : légumes verts, banane, produits laitiers, oléagineux, œufs, poisson, viande, épinards crus
  • 1,5 à 2L d'eau par jour, avec l'aide d'infusions si besoin (Transition paisible, Trouver l'équilibre, Digestion)
  • D'autres nutriments clés pour une belle ovulation : magnésium, zinc, vitamines C, D et E, fer (notre complément Clear IN en contient)

Adopte aussi ces habitudes de vie :

  • Limite ton exposition aux perturbateurs endocriniens autant que possible
  • Travaille sur ton stress et tes émotions, seul·e ou accompagné·e
  • Prends soin de ton sommeil
  • Intègre du mouvement et une activité physique régulière dans ton quotidien, en adaptant tes apports à tes dépenses
  • Privilégie une alimentation variée, colorée, de saison et peu transformée (type crétoise, méditerranéenne, anti-inflammatoire, adaptée à toi)
  • Fais-toi accompagner par ta gynécologue, ta sage-femme ou un praticien en santé fonctionnelle pour vérifier que tout va bien côté hormones
  • Veille, avec ton médecin, à ce que ta thyroïde fonctionne de manière optimale
  • Soutiens ton cycle avec les plantes, présentes dans nos trois infusions

Ce que ça change de connaître ton cycle

Comprendre ton cycle menstruel te permet de :

  • Mieux cerner ce qui se passe à l'intérieur : variations hormonales, énergie, moments du cycle où l'acné apparaît, qualité de ton ovulation, durée de ta phase lutéale, régularité de tes cycles
  • Donner ton avis, faire des choix éclairés et être mieux entendue en consultation si quelque chose te semble anormal
  • Reprendre le pouvoir sur ta peau et anticiper une éventuelle apparition d'acné

Pour des conseils spécifiques à chaque phase du cycle, tu peux consulter notre article « L'acné du cycle ».